15 mars 2007

Et les retraites ?

L’allongement de la durée de la vie implique la nécessité de poursuivre les efforts et la réforme de notre système de retraite par répartition. Dans 20 ans, il y aura 1 actif pour 2 retraités : comment ferons-nous ?

Si nous souhaitons être solidaires avec nos aînés, si nous voulons éviter un alourdissement des cotisations retraites pour les plus jeunes, il nous faut tenir compte de la pénibilité du travail, de la durée totale du travail au cours de la vie pour ne pas laisser la charge uniquement sur les cotisants.

Seul le travail crée du travail. Une réforme des quelques 120 régimes spéciaux est impérative au risque de faillite. Ce qui fût juste hier ne l’est plus aujourd’hui. Il ne s’agit pas de demander aux conducteurs de trains de conduire jusqu’à 65 ans mais plutôt de faire profiter de ses connaissance. Pourquoi ne pas l’employer pour la formation des jeunes ou à des tâches administratives lors de sa fin de carrière ? C’est vrai pour le conducteur de train, c’est vrai également pour l’artisan couvreur du Vendeuvrois qui, à la fin de sa vie, effectue davantage de devis, de maintenance, plutôt que de monter sur les toits.

Un exemple en Allemagne qui, consciente de cette donnée, a entamé, avec les syndicats, des réformes bien plus sévères et bien plus lourdes qu’en France. Nos voisins Allemands ont allongé le temps de travail jusqu’à 67 ans pour bénéficier d’une retraite, tout en ayant de nombreux accords de branches pour la durée hebdomadaire du travail.

Le choc démographique renvoie ainsi à la thématique structurante du travail. Il faut imaginer une plus grande souplesse, une plus grande liberté de travail par chacun en lien étroit avec ses capacités et sa volonté de travailler, et cela tout au long de sa vie.

Maintenons les liens sociaux et les solidarités garanties d’une égalité républicaine.

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