
31 mars 2007
Le choc énergétique
Notre circonscription sera au cœur de la question des nouvelles énergies et surtout de leur utilisation. A l’avenir, nous ne nous déplacerons pas de la même manière, ni à la même vitesse dans les plaines du canton d’Arcis que dans les vallées du canton d’Essoyes.
La question des transports est primordiale pour la partie rurale de la circonscription et doit se concevoir dans une politique d’aménagement du territoire. Les temps de déplacement et de l’étendu des territoires doit être prise en compte pour l’aménagement du territoire.
Nous subissons le coût de l’énergie en particulier des carburants. A l’avenir, ce coût élevé aura un impact de plus en plus fort sur nos déplacements. Les zones rurales, où la mise en place de service de transport en commun est impossible, seront les plus affectées. Au nom de l’égalité, il est essentiel de nous pencher sur cette question. Pourquoi ne pas inventer, susciter des taxis semi-collectifs, des services d’aide à la personne ou de transports ruraux à certaines heures et à certains points fixes entre le bourg-centre ou le chef lieu de canton et les campagnes avoisinantes ?
En ville, notamment dans l’agglomération troyenne la politique menée va bien dans le sens d’une utilisation moindre des véhicules individuels.
Ces mesures concrètes et pratiques, qui commencent à se mettre en œuvre sur nos communes, participent à la protection de l’environnement, à la limitation des déplacements inutiles créateurs de gaz à effet de serre.
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28 mars 2007
Des propositions pour résoudre le choc énergétique
Le département de l’Aube et la première circonscription ont un atout : l’espace rural. Avec le formidable potentiel, il est possible de faire fructifier nos idées pour résoudre en partie ce choc énergétique. Quelques propositions :
- Utiliser les vastes étendues de bois de la Ferté, en passant par la forêt d’Orient, jusqu’au bois de la Perthes. Cette filière a le soutien du sénateur Gaillard depuis quelques années. A Bar-sur-Aube, une entreprise utilise depuis plusieurs années ses déchets de bois et ceux d’autres structures pour se chauffer et produire de l’électricité. Toujours dans ce canton, une commune défend le projet d’un système de chauffage collectif au bois. C’est une formidable expérience que nous devons non seulement soutenir mais également étendre. Nous ne manquons pas de bois !
- Etendre l’utilisation des énergies renouvelables dans le cadre d’un schéma directeur qui reste à définir. Nous avons de vastes plateaux de terre où le régime des vents est favorable entre les cantons d’Arcis, de Ramerupt et de Piney. Pourquoi ne pas implanter des éoliennes là où les individus n’habitent pas ? Des projets existent sur les cantons d’Essoyes, de Chavanges, ou de Soulaines, il est nécessaire que le député accompagne ces projets et les soutienne.
- Favoriser l’utilisation de l’énergie solaire. En tant que maire de Brienne-le-Château, j’ai participé récemment à une étude européenne concernant l’utilisation de l’énergie solaire. En partenariat avec l’OPAC de l’Aube, il me semble que les immeubles collectifs pourraient bénéficier de cette énergie naturelle. C’est vrai pour les habitats collectifs et c’est vrai également pour les habitations individuelles. Je fonde beaucoup d’espoir sur l’utilisation de l’énergie solaire pour la production d’eau chaude ou de chauffage dans nos maisons. N’oublions jamais qu’un pourcentage élevé de gaz à effet de serre provient de l’habitat individuel ou collectif !
- Accompagner l’élan bioéthanol. Dans l’est du département, un projet est en construction pour la production de bioéthanol. Les campagnes de l’Arcisien, de Mailly, de Piney, de Ramerupt ont tout à y gagner. Pour autant, il nous reste beaucoup de pistes à explorer concernant l’utilisation de la paille, du colza dans le domaine énergétique, de la biomasse comme ressource.
- Soutenir l’énergie nucléaire et ses projets annexes comme l’EPR, garante de l’indépendance énergétique de notre pays, et ne produisant aucun rejet de gaz. La recherche d’investissement est nécessaire, indispensable à notre survie dans notre milieu.
- Préserver l’eau. J’attache une importance toute particulière à l’eau qui entre dans le processus végétal et humain. En tant qu’élu local, membre de syndicats de rivières, je soutiens activement la mise en place sur tout un bassin d’une action pour la protection de cette richesse essentielle à la vie. Depuis quelques années, la filière agricole a montré l’exemple par l’utilisation de nouvelles techniques comme le semi direct, là où cela est possible, les exploitants emploient de moins en moins de pesticides et limitent les apports extérieurs. Et nous que faisons-nous au quotidien ?
Déclenchons une révolution écologique adaptée à nos besoins !
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